1 Samuel 25:24
Puis, se jetant à ses pieds, elle dit: A
moi la faute, mon seigneur! Permets à ta servante de parler
à tes oreilles, et écoute les paroles de ta servante.
A moi la Faute
D'Abigaïl, il est écrit: « C'était une
femme de bon sens ».
Ce que je constate, c'est que c'est elle
qui avait du bon sens, alors que son mari en était
fort dépourvu.
Messieurs, admettons ensemble que les
jugements, les conseils ou les intuitions de nos
épouses ou filles
sont souvent dignes d'être retenus. David a
osé dire avec humilité:
« Béni soit ton bon sens ».
C'est un bon point pour un homme de juger
ainsi une femme.
Je ne puis énumérer, faute de place, les
divers domaines dans lesquels hommes et
femmes doivent faire preuve de bon sens.
Je
citerai cependant la foi qui ne consiste jamais
à
foncer dans le brouillard quand le feu
du Seigneur n'est pas passé au vert.
Mais aussi la compréhension de la Bible que
l'on interprète parfois sans intelligence.
Et puis également certains exercices de
piété assez mal dosés.
Et on pourrait poursuivre.
David disait
à
Dieu:
« Enseigne-moi le bon sens et
l'intelligence »
.
Mais où le comportement de cette femme
revêt en plus du bon sens l'humilité, c'est
quand elle s'écrie:
« A moi la faute ».
Qu'avait-elle fait de condamnable? Rien.
Et pourtant elle s'accusait. De quoi?
De ne pas avoir été efficace auprès de son
mari afin de le détourner de ses mauvaises voies.
Cette attitude n'est-elle pas parlante pour
nous et pour l'Eglise dans son sens le plus large,
l'Eglise qui, depuis des millénaires,
alors qu'elle est le sel de la terre, n'a
pas su enrayer la corruption de ce monde
fou ?
Méditons ensemble et osons,
nous aussi, dire au Seigneur:
« A moi la faute, secours-moi
Amen »
!!Amen !!