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LE TATOUAGE de notre Pasteur Philippe
Lecture :
Lév. 19/28; Apo. 13/16.
Introduction :
Nous commencerons le sujet par un témoignage :
« Déjà vers l’âge de 10 ans, je m’amusais à dessiner mon
amertume. Je le faisais sur mes bras et exprimais ainsi ma
révolte face à la vie tout comme ma soif inextinguible de
liberté. Peu à peu, l’envie grandit en moi de me tatouer. Pour
moi, c’était une manière d’imprimer ma vision de la vie, de
façon indélébile, sur ma peau.
J’admirais les hommes tatoués car, à mes yeux, ils étaient
pleinement libres : libres de faire ce qu’ils voulaient, où ils
voulaient, quand il voulaient. A l’âge de 17 ans, je suis passé
à l’acte. Je désirais faire tatouer tout mon corps et gagner ma
vie en tatouant les autres. Pour moi, c’était devenu une idée
fixe.
Certains de ces tatouages exprimaient mon rejet du système
familial et judiciaire, car toute ma vie ressemblait alors à un
véritable enfer ; amertume, haine, désirs de vengeance et
révolte face à la société et à l’injustice, je me sentais exclu,
rejeté par mes proches, même par mes camarades d’école. J’avais
des copains…mais peu.
D’une certaine façon, il fallait que je prouve à mon entourage
que j’étais quelqu’un ; je ne voulais pas passer pour un nul. Un
jour, je m’étais tatoué un poignard de la vengeance en jurant de
tuer quelqu’un qui m’avait blessé profondément ! Peu de temps
après ma rencontre avec Jésus, j’ai prié pour demander pardon à
Dieu de m’être réservé le droit de la vengeance.
Grâce à ces marques, je voulais également démontrer que
j’appartenais à une certaine couche de la société que
j’admirais : les marginaux.
Pourtant, cinq ans plus tard, j’ai du me rendre à l’évidence :
les tatouages ne m’avaient pas donné la liberté ; bien au
contraire, ils n’étaient que les marques de mes mauvais choix
(haine, vengeance, crainte, etc.). »
I
Que dit la bible ?
« Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort,
et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis
l’Eternel . »
C’est le seul texte qui en parle, Dieu désire garder son peuple
dans la sainteté. Dieu ne veut pas que son peuple s’égare comme
les autres peuples, de même qu’il ne veut pas que nous égarions
comme le monde qui se laisse aller à toutes de pratiques plus ou
moins saines. Dieu désire nous garder dans la propreté du corps,
de l’esprit et de l’âme. Il nous faut demeurer en communion
avec lui.
Dieu sait toutes choses, il sait que les autres peuples
s’exposent aux malheurs par leurs pratiques et surtout tombe
sous le pouvoir des puissances gouvernées par le prince des
ténèbres.
II
Histoire du tatouage.
Æ
Le tatouage remonte à peu près à 2000 ans avant Jésus-Christ.
Cette pratique était familière aux musiciennes et danseuses du
Moyen Empire égyptien, comme le prouvent certaines momies que
l’on a retrouvées. Les Mayas, en Amérique du Sud
Précolombienne, les indiens d’Amérique aussi (certaines tribus)
connaissaient le tatouage. Les Grecs et les Romains, pour leur
part, en furent de grands utilisateurs : ils se servaient des
tatouages pour marquer leurs esclaves, ce qui leur permettait de
les identifier en cas de fuite. Les esclavagistes d’Afrique,
d’Amérique et de l’Orient y eurent également recours.
Æ
Le tatouage a donc été utilisé pratiquement en tous lieux et à
toutes les époques, mais souvent dans des couches sociales bien
délimitées : marins, galériens, bagnards, esclaves, prisonniers,
pirates, corsaires et bourgeois, et même nobles à certaines
époques.
Æ
Le tatouage n’est pas toujours volontaire : les esclaves de
l’antiquité ou, beaucoup plus près de nous, les déportés des
camps de concentration nazis, étaient tatoués par leur maîtres
ou par leur geôliers, pour bien signifier le fait que ces
personnes ne s’appartenaient plus à elles-mêmes.
Æ
On trouve des tatouages ornementaux, magiques ou religieux, au
Japon chez les samouraïs et la mafia, en Birmanie, en Afrique du
Nord, entre autres chez les tribus berbères. Il en existe aussi
qui indiquent une appartenance familiale ou tribale, ou le fait
qu’un pacte a été conclu : adhésion à une société secrète, lien
avec une puissance spirituelle (démon, divinité païenne) ; par
exemple, l’étoile à cinq pointes sur les pommettes de la figure
signifie :
« je suis Dieu et je guéris par la puissance de Satan ».
III Technique
Les tatouages faits à la main
Æ
Distinguons ceux faits par les amateurs, qui dessinent tant bien
que mal. Leurs œuvres sont souvent caricaturales et grotesques.
Les personnes qui les arborent sont des révoltés en proie à des
problèmes familiaux . Ils se sentent mal dans leur peau et ont
un niveau minimal d’instruction et de culture. Nous voyons de
tels tatouages chez de jeunes délinquants qui manifestent qu’ils
sont des « durs ». Ils gravent en quelque sorte sur leur peau
toutes les révoltes, leur haine, tous les sentiments d’injustice
et les désirs de vengeance qu’ils éprouvent. A ces dessins
faits, et parfois bien faits, ils ajoutent des devises, des
slogans ou des points de reconnaissance que seuls des initiés
sont à même de comprendre. Ces tatouages sont réalisés à la main
avec du mauvais matériel par des dessinateurs souvent sans
talent.
Æ
Il existe aussi des tatoueurs professionnels, de véritables
artistes qui travaillent eux aussi à la main. Leurs réalisations
rivalisent avec celles des tatoueurs qui utilisent une machine.
Les tatouages faits à la
machine
Les tatoueurs professionnels travaillent fréquemment à la
machine. Ils font de cet art leur gagne-pain. La palette des
couleurs est variée et les sujets nombreux : paysages, tableaux
célèbres, dragons, fleurs, femmes, portrait ou buste, effigies
démoniaques, tête du diable, violence, érotisme et pornographie.
Aujourd’hui, vous trouverez des tatouages aussi bien chez des
ouvriers, des bourgeois, des nobles, des policiers que chez des
membres de la pègre. Pour ces derniers, le tatouage pourra
servir de signe de ralliement.
IV Approche spirituelle
Æ
Sur le plan spirituel, il faut savoir que le tatouage lie
souvent aux puissances des ténèbres ! On ne grave pas impunément
sur le corps des figures de démons, des signes magiques,
cabalistiques ou ésotériques, des dragons, des têtes de mort,
des serpents, des chaînes, des liens. On ne joue pas impunément
avec de tels signes.
Æ
Même s’ils ont une apparence chrétienne (croix, calvaire), ils
demeurent sous le coup de l’interdit du Lévitique 19 v 28. La
Parole ne change pas.
Æ
Ceux qui se tatouent, font consciemment ou inconsciemment appel
à la manifestation des forces occultes qui enchaînent jusque
dans l’âme et dans l’esprit.
O
peut parler de vénération et d’adoration lorsqu’on se fait
tatouer un animal que l’on chérit, ou un portrait de quelqu’un
que l’on aime.
Æ
Peut-on s’arrêter après un ou deux tatouages ? C’est comme une
drogue, une voix en nous ne cesse de nous pousser à continuer.
On devient totalement dépendants des puissances qui ont pris
pouvoir sur nous.
V
Risques des tatouages.
A/
Psychologiques
Æ
Les tatouages évoquant la rébellion ou la révolte renforcent ces
sentiments en nous, il en est de même pour ceux qui évoquent la
haine et la vengeance, et quant à ceux qui touchent à
l’occultisme, ils contribuent à nous emprisonner dans un monde
spirituel contraire à celui dans lequel Dieu veut nous voir
évoluer.
Æ
Prenons quelques exemples :
- « Je porte sur l’omoplate droite un tatouage qui
représente un fer à cheval avec l’inscription « vendredi 13 ».
Ainsi, je voulais autrefois me protéger de la mauvaise influence
que la superstition attribue au chiffre 13 et au vendredi 13. Ce
tatouage inscrit, j’ai plongé à fond dans d’autres
superstitions. Il ne fallait pas passer sous une échelle, voir
un chat noir, etc. Mes pensées étaient bloquées par toutes
sortes de superstitions ; je n’arrivais à penser autrement. En
peu de temps, j’étais devenu paranoïaque. J’avais peur de tout
et de tous. Je me sentais espionné même par des inconnus,
c’était devenu l’enfer sur la terre. »
- « J’ai, sur l’avant-bras gauche, une fleur. Je l’ai
appelée « pensée à ma mère ». Malheureusement j’ai raté ce
tatouage. Sous l’influence de l’alcool, j’ai recouvert cette
première fleur par une autre. Dans l’entre las du dessin,
involontairement, j’ai dessiné un lion.
Celui-ci me faisait flipper jusqu’à devenir fou. Je le voyais
ouvrir et fermer sa gueule comme s’il voulait me croquer ; cela
m’arrivait à chaque fois que je consommais de la drogue. »
Æ
Ces exemples montrent que le tatouage peut mener jusqu’à la
folie.
Même s’il n’y a pas de représentation de diable ou démon, le
comportement du tatoué change, car les tatouages relativement
innocents en apparence, lient à des forces que l’individu ne
peut contrôler lui-même. (c’est le témoignage d’un ancien
tatoué).
B/ Physiologiques
Il
faut savoir u’un tatouage fera entrer dans le corps des
substances étrangères : encre de chine, matières plastiques
brûlées mélangées à du savon. La peau étant endommagée facilite
l’entrée d’agents infectieux.
Même si l’hygiène et l’asepsie a fait des progrès, il y a un
risque d’être contaminés par des virus comme le V.I.H., et les
virus de l’hépatite B et C. Qui peut dire et vérifier que le
tatoueur respecte comme il se doit les règles d’hygiène et
d’asepsie.
Les tatouages d’amateurs, plus fréquents que l’on ne pense, font
courir des risques dont les gens sont inconscients mais des
complications peuvent arriver comme des infections avec
complications (gangrène et amputations).
Conclusion.
Æ
Témoignage de l’intro : « Par conviction personnelle, j’ai
choisi de me faire enlever mes tatouages de repris de justice et
ceux qui me rappelaient ma vie passé de voyou. Dieu a guéri mon
cœur et il a changé ma façon de penser : cela se voit sur les
mains et les poignets. »
Dieu désire le meilleur pour nous, il désire le bien de tous.
Æ
Si tu n’as pas de tatouage ne cherche pas en avoir, tu sais
maintenant ce que Dieu en pense et les risques encourus. Ne
cherche pas à suivre la mode et par ne te laisse pas influencer
par ceux qui veulent t’entraîner à faire le mal, ne pas la main
dans un engrenage qui va te happer tout entier.
Æ
Si tu en as d’avant ta conversion, alors suis Jésus librement,
malgré le passé des tatouages qui n’est pas à la gloire de Dieu.
Il est important de rappeler qu’il faut une conviction
personnelle pour les enlever.
Æ
Notre corps est le temple du Saint-Esprit, ne faisons pas
n’importe quoi avec, et croyons pour ceux qui ont un passé
difficile et lourd à la guérison du cœur que seul le Seigneur
peut donner et accorder.
Un
dernier témoignage pour terminer :
«
Un homme violent, tatoué sur une grande partie de son corps,
demande le baptême d’eau pour confirmer qu’il avait changé de
vie. Après son immersion, alors qu’il se changeait, il revint en
courant dans l’église torse nu. Toutes les personnes présentes
virent de leurs yeux que le grand tatouage représentant une tête
de bouc avait disparu. »
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