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Le piercing
Lecture :
Lév.19/28 ; Deut. 14/1
Intro :
Æ
Certains ne voient dans le piercing que des petits trous et
encore des petits trous.
Mais c’est plus qu’un petit trou, c’est une incision dans la
chair.
Ce
n’est pas par hasard que Dieu défend à son peuple de le
pratiquer car il sait tout.
Il
sait quelles sont les origines de cela, il en connaît les
conséquences (physiques, psychiques et spirituelles)
Il
désire prévenir et empêcher des problèmes à son peuple et à tous
ceux qui désirent le suivre.
Voyons derrière cet ordre, l’amour de Dieu pour son peuple.
Æ
La perforation d’un organe, pour y accrocher un bijou, n’est
jamais anodine, pas plus chez les peuples dits primitifs que
pour les adolescents de nos sociétés actuelles.
Dans une société qui manque de repères et de valeurs
spirituelles, chaque génération se bricole efficacement des
rites de passage qui en tiennent lieu.
Dans un univers matérialiste où la science a supplanté la
religion, le corps est sacralisé, la douleur refoulée.
On
est bien loin des marques initiatiques des sociétés sauvages, et
pourtant la connotation magique du piercing perdure.
Æ
Témoignage d’un jeune qui en a pratiqué une dizaine et qui
désire continuer) :
« Le piercing est une expérience spirituelle qui m’a appris à
dissocier le corps de l’esprit. Comme une paix intérieure, le
sentiment étrange de retourner d’où l’on vient. »
I Les racines
Æ
Cette pratique existe depuis longtemps sous diverses formes dans
différentes tribus à travers le monde.
Elle perdure et est arrivée en occident ;
Æ
A l’origine, la marque dans la chair est investie d’une
intention magique ou mystique.
Il
s’agit toujours de manifester sa foi en une instance supérieure,
d’affirmer la présence de puissances surnaturelles dans la
nature, l’existence de l’homme.
-
Chez les Mayas, la transfixion de la langue était un signe de
soumission sacrificielle aux dieux
-
La perforation rituelle des
joues, en Inde et en Indonésie notamment, illustre la même
dévotion aux puissances divines, la perforation rituelle des
joues, en Inde et en Indonésie notamment, illustre la même
dévotion aux puissances divines
-
Les Papous se travestissent à
la ressemblance de certains animaux magiques afin de se lier
spirituellement avec eux.
Æ
La douleur et les privations liées à la plupart de ces
cérémonies ont en outre une valeur incantatoire : les puissances
surnaturelles sont appelées à se manifester en réponse à ces
pratiques.
Æ
Le choix le plus courant (les orifices naturels : nez, bouche,
oreille, organes génitaux, nombril, zone de contact avec le
monde extérieur) pour les piercings ne sont pas dus au hasard.
Il s’agit d’interdire l’accès aux puissances du mal.
Ainsi on pense être protégé contre les dangers, maléfices, voire
certaines maladies.
II Aujourd’hui.
Æ
Avant d ‘être banalisé comme de nos jours, le piercing a été
réintroduit par certains milieux.
Le savoir est important car il est permet de mieux cerner les
dangers du piercing ;
Æ
Tout d’abord, la pratique du tatouage et du piercing s’est
limitée en Occident aux marginaux et asociaux.
Le
symbole d’intégration des sociétés primitives s’est mué en
manifestation antisociale, le rite d’inclusion en rite
d’exclusion.
Æ
La réapparition du tatouage en Occident au 18è siècle passe
d’abord par les bagnards, les marins, les légionnaires, les
mauvais garçons et les filles de mauvaise vie, ainsi marqués du
sceau de l’infamie.
Æ
De même, le piercing est réapparu chez nous par les marins (ils
avaient coutume de se parer l’oreille d’un nouvel anneau à
chaque passage de l’équateur), les cercles fétichistes ou
sadomasochistes, par des jeunes de certaines cultures musicales
comme les punks, mais aussi les motards, les milieux homosexuels
et les adolescents en rébellion.
Æ
Le piercing est souvent une manière d’exprimer une révolte ou un
rejet des valeurs dominantes, de défier la société, tout en
signalant l’appartenance à un clan, à une « tribu »
contemporaine ; il peut aussi affirmer un sentiment érotique ou
sceller une union par le sang.
Æ
La diffusion du piercing en Occident dans les années 80 et 90,
doit donc son éclosion à trois groupes : les punks, les
néoprimitifs et les milieux sadomasochistes.
A/ Les punks
Æ
Ils ont leur origine en 1975 dans la banlieue de Londres, des
jeunes désoeuvrés, sans travail vont créer un mouvement de
renommée mondiale sans la savoir.
Æ
Rois du bricolage, les punks bidouillent leurs accoutrements
avec beaucoup d’imagination et de cynisme : vêtement déchirés,
tenues en sacs poubelles, chaînes à vélo, attirail
sadomasochiste, bottes à pointes d’acier, cuirs cloutés,
ceintures à pointes et colliers de chiens, épingles à nourrice
dans le nez, les joues ou les sourcils, croix gammées, lames de
rasoir et autres crucifix accrochés à l’oreille, crêtes
iroquoises aux couleurs flamboyantes, sans oublier le rat sur
l’épaule !
Æ
Le piercing suggère la sauvagerie, manière cynique d’insinuer
qu’elle est chez nous et non pas chez les peuples dits
primitifs ; il fait aussi référence, avec les accessoires
sadomasochistes, aux perversions, aux déviances, à l’obscénité,
à la rébellion, à la violence et au déni de soi…
B/ Les néoprimitifs
Æ
Ils désignent, en Occident, les adeptes contemporains les plus
extrémistes des modifications corporelles ancestrales :
piercing, tatouage, scarifications, branding (marquage du corps
au fer rouge) ; ils se réclament des traditions des peuples
primitifs.
Æ
Ce sont des individus qui partagent la même fascination pour les
modifications corporelles et les rites de certaines tribus
sauvages
Mais aussi pour le bizarre, l’étrange, et le pervers.
Æ
Ils sont apparus vers les années 70, dans l’ouest des USA, et
aujourd’hui un peu partout dans le monde.
Æ
Proche des coutumes des sociétés primitives mais adaptant pour
notre monde d’aujourd’hui (satan s’est s’adapter pour mieux
perdre les personnes)
Æ
Ils sont à l’origine de la version propre et aseptisée du
piercing et de son déferlement actuel.
La demande augmentant, des salons pratiquant le piercing et
vendant des bijoux adaptés (spécialement aux organes génitaux)
s’ouvrent dans plusieurs villes des USA, puis d’Europe.
Æ
Si au départ les salons de piercing ont été fréquentés par ceux
qui sont en marge de la société, de nos jours c’est Monsieur
tout le monde qui va se faire percer, c’est un effet de mode.
Æ
Contrairement aux punks qui exprimaient leur désespoir au
travers du piercing, les néoprimitifs le considèrent comme un
embellissement, un enrichissement émotionnel, spirituel et
sexuel. Il s’agit, disent-ils, de faire du corps une œuvre
d’art, sanctifiée par le sang et d’étranges stigmates.
Æ
En résumé, ce que l’on veut faire passer comme un mouvement
culturel est un étrange mélange de primitivisme, de
sadomasochisme derrière lesquelles on peut discerner une
perversion et des tendances pathologiques à l’automutilation,
Æ
Cela montre une société en mal de vivre, en recherche de quelque
chose qu’elle ne peut pas trouver dans ce mouvement.
C/ Les fétichistes et les sadomasochistes
Æ
Ce qui se faisait dans de milieux fermés, se voit aujourd’hui
dans la rue.
La mode s’et emparée des accessoires et de l’imagerie agressive
du sadomasochisme : corps moulé de cuir et de latex, corsets et
lanières, décoré de piercings et de tatouages, talons
invraisemblables.
Æ
La mode fétichiste est l’héritière de trois révolution :
-
En premier, celle des
mouvements féministes dans les années 60, qui dénoncent l’image
de la « femme-objet », revendiquent leur place avec colère et
entrent dans les luttes de pouvoir.
-
Ensuite, celle du mouvement
homosexuel qui jette le trouble, oblige à repenser la sexualité,
bouleverse les repères et répand l’androgynie.
-
Enfin, dans les années 70, la
mode s’imprègne d’érotisme pervers et de toute une imagerie
sadomasochiste.
Pour arriver au phénomène d’aujourd’hui, car il n’a cessé de
s’amplifier.
Æ
Sans adopter les pratiques de ces milieux, une foule de gens en
aiment « le look », ce qui a pour conséquence de banaliser le
piercing, le tatouage, et les habillements symbolisant la
perversité entraînant l’abandon des derniers tabous les
concernant.
Conclusion :
Æ
Les origines, les milieux qui ont banalisé le piercing, montrent
la véritable image du piercing, sa réelle signification.
Cela nous montre le danger potentiel de telles pratiques, le
piercing n’est pas qu’un simple petit trou, il n’est pas anodin
comme on le prétend.
Æ
Nous sommes dans une société qui manque cruellement de valeurs
spirituelles et de repères. Le piercing présente un réel danger
spirituel (à cause de ses racines), « on ne joue pas avec le
feu ».
Æ
Mais il existe aussi un danger physique :
-
Le piercing est douloureux,
ennuyeux, compliqué à gérer.
-
Il faut prendre un soin jaloux
de ses bijoux, observer une hygiène irréprochable, combattre les
infections, éviter certains vêtements, maquillage et autres
substances irritantes, etc.
-
Ceux qui se font piercer la
langue en sont réduits à ingurgiter des purées et autres petits
pots destinés aux porteurs de dentiers ou aux nourrissons…
Dieu sait toute chose, il veut nous éviter tous ces problèmes et
tous ces dangers.
« Ne vous conformez pas au siècle présent »
Ce n’est pas par hasard que cela est écrit
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