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Il ne savait ce qu’il disait.
Luc 9:33
Pierre fut
profondément impressionné par la transfiguration du Seigneur.
Avant son
martyre, dans sa deuxième Epître, il parle de la majesté et de la
gloire magnifique qu'il a vues de ses propres yeux et de la voix du
Père céleste qu'il a entendue.
Mais au
moment de la transfiguration, l'œuvre du Seigneur n'était pas encore
faite dans le cœur de Pierre.
Déjà le
Maître avait dû lui dire:
« Tu
ne conçois pas les choses de Dieu, tu n'as que des pensées
humaines. » Marc 8:33.
Et
maintenant, en face de cette manifestation de la divinité du
Sauveur, Pierre propose de dresser des tentes pour Elie et pour
Moïse, et désire également en dresser une pour Jésus, comme si
aucune tente, aucun tabernacle ne pouvait contenir Sa gloire! En
effet,
« il ne
savait ce qu'il disait ».
Mais nous ne
sommes pas meilleurs que Pierre, et ces paroles pourraient souvent
être dites de nous.
Nous
prononçons tant de paroles inutiles, irréfléchies, qui provoquent du
trouble!
Comme le
disent les Proverbes, mettons une sentinelle à notre bouche et une
garde à la porte de nos pensées.
Ne craignons
pas de nous taire quand nous ne savons pas que dire.
Pour Pierre,
il aurait été préférable de ne rien dire à cette occasion.
Ne parlons
pas pour parler, nous qui nous sommes consacrés à Dieu pour annoncer
Son message et témoigner pour Lui.
Pesons nos
paroles, veillons sur nos conversations.
Pierre avait
besoin d'une révélation du Seigneur Lui-même:
« Une nuée
vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: Celui-ci est Mon
Fils bien-aimé: Ecoutez-Le!
Aussitôt les
disciples regardèrent tout autour, et ils ne virent que Jésus seul
avec eux. » Marc 9:7-8.
Que la
présence du Fils bien-aimé nous étreigne!
Que nous ne
voyions plus que Lui; et puis, comme les disciples, reprenons le
chemin qui mène à la croix. Marc 9:9-10.
La foule
nous attend, comme le dit la suite du récit.
Ne prêtons
pas nos langues à autre chose qu'au service et à la volonté de Dieu.
« Le
Seigneur, l'Eternel, m'a donné une langue exercée, pour que je sache
soutenir par la parole celui qui est abattu. »Esaïe 50:4.
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