La foi n'est pas une faculté humaine, elle est un
don de Dieu. Elle ne s'acquiert pas, elle provient d'en haut.
Elle ne se fabrique pas, elle vient de ce qu'on
entend, et ce qu'on entend vient de la Parole de Christ. Romains 10:
17.
Notre Seigneur prononça ces paroles quand Il
dessécha le figuier et fit l'application spirituelle et prophétique
de ce miracle.
Il enseigna aux Siens la foi en Dieu et décrivit
ses effets. La foi n'est pas un élément passif, l'nais actif.
Elle ne se laisse pas déborder, c'est elle qui
doit déborder. Elle ne se laisse pas arrêter, étouffer, paralyser,
intimider, c'est elle qui avance, commande et s'affirme.
Celui qui comprend les temps que nous vivons a
besoin de cette foi. Sans elle, nous n'irons pas très loin
aujourd'hui.
Devant les périls grandissants, l'opposition
sourde ou véhémente de l'esprit du siècle présent, la foi naturelle
succombe.
Mais la foi en Dieu agit, n'accepte aucun échec et
se rend forte des circonstances les plus contraires.
Quand elle habite le cœur du croyant, elle est
préciséément stimulée à l'heure où les difficultés la défient.
Le chemin de la foi rencontrera toujours
l'opposition. L'Eglise primitive en est l'exemple et la preuve. Lors
de la première persécution qui s'éleva contre les disciples, toute
la ville de Jérusalem fut excitée contre eux par le clergé.
Mais l'Eglise, forte de sa foi en Dieu, pénétrée
de l'Esprit de son Chef ressuscité, triompha des obstacles qui se
dressaient sur son chemin, la résistance et l'opposition devinrent
pour elle un moyen de rayonnement et d'extension dans tout le
Proche-Orient.
Sa foi avait " jeté la montagne dans la mer ".
L'opposition et la résistance, ce sont des
ailes données aux disciples du Maître rejeté!
Quand tout espoir humain s'évanouit, allons de
l'avant quand même, dans la joie et la paix de cette foi qui voit
sécher le figuier sous ses yeux et la montagne se jeter dans la mer!