
Témoignage de Laguepe
Bonjour à tous,
Comme je suis née dans une famille catholique, je devais donc
aller à la messe tous les dimanches et au Catéchisme le
mercredi, comme, peut-être, beaucoup d’entre vous ?
Le
jour où j’ai appris que je ne pouvais pas faire ma grande
communion, parce que la femme qui me faisait le catéchisme s’est
enfuie avec l’abbé de la paroisse, je me suis dis que tout ce
qu’on me racontait à l’église était faux et, qu’en plus, à cause
d’eux, je n’ai pas eu la montre en or que ma grand-mère m’avait
promise. Dommage !
Comme beaucoup d’enfants, lorsque mes parents m’envoyaient à la
messe avec mes deux sœurs, on faisait semblant d’y aller. Comme
on disait, on séchait… et avec la pièce que nous donnaient nos
parents, on allait s’acheter des bonbons à la place de la mettre
dans la corbeille de la quête. On était dans la désobéissance,
mais les bonbons, c’était si bon !
Puis, à l’âge de 14 ans, j’ai perdu mon papa dans une période où
j’en avais le plus besoin. Il m’a beaucoup manqué car je me suis
retrouvée bien seule dans mon cœur avec une maman alcoolique et
violente. J’ai passé mon adolescence à subir ses crises et ses
délires et à devoir jouer le rôle de maman pour ma petite sœur
qui n’avait que 3 ans.
J’ai quitté la maison, le plus vite possible, à l’âge de 17
ans. Je pensais à ce moment là être plus libre, et peu de temps
après, je me suis mariée avec le premier homme rencontré sur mon
chemin. J’ai eu 3 enfants de cette union et nous sommes restés
mariés pendant 7 ans, car un jour, il m’a abandonnée en partant
avec ma meilleure copine d’enfance et en me laissant seule avec
3 enfants à charge et en bas âge.
A
partir de ce moment là, tout a basculé et je suis tombée dans
l’alcool. Je fumais aussi des joints car je pensais que ce
mélange m’aiderait à oublier les soucis de la vie, et j’ai
connu, bien évidemment, la dépression qui devait suivre.
Jusqu’au jour où, je me suis rendue compte que je mettais mes
enfants en danger. Alors, j’ai été voir une assistante sociale
pour qu’elle trouve un moyen de garde, car je voulais faire une
cure de désintoxication. On s’était mis d’accord pour que ce ne
soit qu’un placement provisoire, mais en fait, c’est devenu un
placement presque définitif, car mes enfants ont été placés 8
ans et je ne les voyais que le week-end et pendant les vacances.
Pendant tout ce temps, je savais qu’il y avait bien un créateur
pour toutes choses, et que le Seigneur existait, mais je ne
savais pas comment le trouver. Je savais aussi que la parole de
Dieu était joyeuse, mais dans mon cœur il n’y avait pas de
racine.
La
tentation du monde a été plus grande et je me suis égarée où
d’autres peuvent penser.
Et
puis en 1996/1997, j’ai souffert d’une pneumopathie (infection
des poumons) et après 2 mois d’injection d’antibiotiques, le
médecin ne savait plus quoi faire. La maladie m’a fait peur, et
pour avoir la force de la supporter si jamais elle s’aggravait,
il fallait que je demande de l’aide à quelqu’un, Alors, j’ai
pensé à Dieu et je suis allée prier à l’église de St Max où
j’habitais à l’époque. Je n’y suis pas allée très longtemps mais
avec l’imposition des mains, cela à suffit pour que Dieu entende
mes prières car j’ai été guérie. Amen !
Dieu a touché mon cœur et les racines grandissent sur toute ma
vie. Je remercie le Seigneur de m’avoir reçue.
On
est libre et on a le droit de s’éloigner du Seigneur, mais quand
je fais le bilan, je regrette de l’avoir fait car Dieu est
vivant, Amour et Paix Il est Bon et Justice. Pardonne-moi
Seigneur.
En
2002, j’ai été agressée à Vandoeuvre, physiquement et
moralement, et je suis tombée dans une maladie qui s’appelle
l’agoraphobie.
Je
n’ai pas pu continuer à occuper le poste de technicienne de
surface à l’I.U.T. du Montet Octroi.
Pendant 3 années, je suis restée enfermée chez moi, médicaments
sur médicaments, séjour en hôpital de jour, hypnose,…, tout y
est passé.
En Juillet 2008, j’ai fait un léger infarctus. A l’échographie
du cœur et à l’IRM, les médecins de Brabois, ont décelé une
cardiomyopathie dilatée sévère à 30 %, avec une insuffisance
cardiaque.
Le
13 Juillet 2008, pour la première fois, j’ai réussi à
ouvrir ma porte et à prendre l’ascenseur pour descendre mon
chien faire ses besoins, toute seule, sans faire une attaque de
panique. Deux jours après, en ouvrant ma porte, je vois un
petit fascicule bleu sur lequel était écrit « pourquoi on vit ?
Pourquoi on meurt ? ». J’ai su alors, que Dieu m’avait envoyé un
message,
Et
puis, le mercredi
16 juillet 2008, j’ai rencontré au coin de ma rue, le
pasteur qui était avec un groupe de frères et de sœurs, J’ai
interpellé Anita, pour savoir où il se trouvait et elle m’a
expliqué. J’ai échangé quelques mots et elle m’a mise en
confiance pour que je vienne les rejoindre. Je lui ai dit que
je viendrais le soir même, si mon conjoint voulait bien m’y
conduire, car je souffre encore d’agoraphobie. Alors, elle m’a
mis doublement en confiance, quand elle m’a précisé qu’on
pouvait venir me chercher. Lorsque je suis allée sous le
chapiteau, j’ai retrouvé Chantal qui m’avait témoignée en
1996/1997.
Ensuite, en novembre 2008, les médecins de Brabois m’ont
implanté un défibrillateur, car j’avais un trouble de rythme
cardiaque qui pouvait me mener jusqu’à une mort subite. Mon
compagnon m’a déjà fait, une fois, un massage cardiaque pour me
réanimer, sinon je ne serais pas là pour vous parler. Et je prie
Dieu pour qu’il me conduise, chaque jour, dans de verts
pâturages car je ne suis plus la brebis égarée depuis qu’il m’a
ouvert ses bras.
Avec ma maladie de cœur, je ne devais plus fumer, car j’en étais
à 2 paquets par jour, et c’est grâce à l’aide de Dieu que j’ai
pu me délivrer du tabac. Si on croit au Seigneur, alors on
arrive à faire les choses les plus difficiles, et on voit. Il
nous éclaire et nous guide par sa lumière.
Depuis que j’ai remis ma vie entre les mains du Seigneur, je
suis en paix. Je suis convaincue que jésus est plus fort que la
nature et les démons qui nous veulent du mal. Amen !
Je
vous encourage à lire la parole de Dieu. Amen !
!!Amen
!!